Un fakir en pleine démonstration

Fakir, l’art de la rigueur

« À l’âge adulte, vous vous rendrez compte de l’importance d’être rigoureux dans la vie », une phrase d’une de nos enseignantes au lycée. Elle m’intriguait. Elle avait toujours son mot à dire. Comme si elle connaissait les mystères de la vie… Néanmoins, elle n’a pas changé mes habitudes laxistes. Mes années d’université ont montré que la rigueur n’était pas mon mot d’ordre. Avec un grand soupir, je me dis que si j’avais été plus rigoureuse, je ne serai pas là à rédiger un article sur « comment cultiver la rigueur ». Pour venir en aide aux jeunes à ceux qui ont le même souci d’autodiscipline et de rigueur, je suggère de puiser la volonté et l’inspiration dans un personnage exemplaire dans l’art de la rigueur. J’ai donc pensé à un personnage mystique, connu pour sa capacité de concentration surhumaine, voire surnaturelle : le fakir.

Une petite contextualisation

« Fakir » est un terme arabe qui signifie «  pauvre » ou « mendiant ». En Inde, il désigne un mouvement de spiritualité musulmane. Ce qui nous intéresse, c’est lorsque il désigne des individus qui réalisent des actions magiques. C’est un personnage présent dans les bandes dessinées et dans diverses animations pour la jeunesse. Il est souvent accroupi par terre, tel un mendiant. Un panier et une flûte lui servent d’accessoires pour ses tours de magie et d’hypnose. Souvent, un serpent sort de son panier et dandine au son de sa flûte. Les passants, subjugués par ses démonstrations hors du commun, lui lancent alors des pièces d’argent.

Madagascar

À Madagascar, il existe des personnages similaires. Dans le centre-ville d’Antananarivo, des jeunes hommes pseudo-magiciens font des démonstrations atypiques dans la rue. Des passants s’arrêtent et se regroupent spontanément dans un cercle autour de ces pseudo-magiciens pour admirer leurs prouesses : cracher du feu, faire sortir un serpent de nulle part, avaler un couteau, etc. Et bien sûr, à la fin de leurs spectacles, ils font le tour du groupe pour collecter leurs gains (rien n’est gratuit, même la magie de rue).

Revenons au fait !

Toutefois, le fakir, plus ancien, reste différent dans son art. Sa capacité de concentration est tellement puissante qu’il est capable de se mettre dans une position inconfortable (position de méditation) pendant des heures, voire des jours. Certains ne se rendraient même pas compte que leurs corps se décomposent suite aux journées sans boire, sans manger et sans bouger.

De là, on déduit que la discipline du fakir, son sens de la rigueur lui fait oublier sa nature humaine. Il met de côté ses besoins humains pour se focaliser essentiellement sur son objectif, celui de maîtriser son corps et d’atteindre un niveau acceptable de maturité spirituelle pour ensuite exercer son art.

Quelles résolutions ?

Cultiver la rigueur n’est pas juste une question de volonté mais surtout de travail sur soi. Elle exige des sacrifices de notre part, par exemple:

  • Consacrer du temps pour atteindre notre objectif, c’est-à-dire investir notre temps dans des activités essentielles à l’atteinte de nos objectifs
  • S’habituer à se concentrer sur son travail à 200%, et non en jetant des coups d’œil sur les réseaux sociaux
  • Travailler dur et persévérer, c’est-à-dire avoir une discipline, savoir ce que l’on veut et ne jamais l’oublier
  • Et surtout se lever tôt le matin, ça nous permet de respirer de l’air pur (surtout en ville) et de dépasser le besoin humain de faire la grasse matinée

On se souvient tous du dicton : « le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt ! » C’est déjà s’exercer à la rigueur ! Bon courage !

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