Un petit tour en montagne russe ?

Article : Un petit tour en montagne russe ?
10 novembre 2018

Un petit tour en montagne russe ?

Vous ai-je dis qu’avant mon rêve le plus fou c’était de faire un saut en parachute ? (Ou en parapente aussi d’ailleurs.) Une amie et moi, nous nous sommes promis de faire, un jour, un saut dans le vide ! Au moins une fois dans notre vie, c’était obligé ! On avait aussi une deuxième option, moins sensationnelle, qui était de voyager en train sur la côte est de Madagascar. Le paysage y est, parait-il, époustouflant ! Depuis peu, je n’ai plus le même enthousiasme ni le même courage pour mon saut en parachute. Un tour en montagne russe m’a fait changer d’avis. Comment vous avouer, sans paraître nulle, que tomber de haut (littéralement parlant), ce n’est pas ma tasse de thé ?

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C’était l’été dernier

L’été, c’est synonyme de fête foraine, soleil, bonne humeur, moules frites et surtout l’occasion de s’amuser ! Pour la première fois, j’avais sous les yeux les clichés des fêtes foraines que je voyais souvent à l’écran. Manèges surdimensionnés, pommes d’amour, barbe à papa, cri de peur et de joie, la totale ! J’avais tellement hâte de monter sur un des manèges. La peur ? Je ne l’envisage même pas ! J’avais tellement hâte. Et puis, je me dis que ça ne dois pas être si terrifiant que ça si tout le monde le fait ! Dans la file d’attente, je fais les cents pas. Les cris poussés par les passagers des montagnes russes commencent à envoyer des signaux de danger à mon cerveau ! J’essaie de respirer profondément pour calmer mon stress.

Puis, notre tour arrive. Je ne peux plus faire marche arrière.

La peur au ventre

Nous nous mettons au premier rang. Avec un peu de recul, je considère que c’était une très mauvaise idée. J’attache ma ceinture, mais j’ai l’impression qu’elle n’est pas bien attachée, ce qui augmente mon stress.

Pourtant, celui qui vérifie la ceinture m’assure d’un regard, qu’effectivement, elle est bien attachée. « Bon, c’est parti », crie l’animateur. Je ne savais pas encore ce qui m’attendait.

Le manège avance lentement, sur une surface plate. Une petite descente en perspective. Hop ! Un léger haut de cœur. Tiens, il nous faut maintenant monter ! Ça n’annonce rien de bon, me dis-je, en serrant ma ceinture. Et là, la descente est, comment vous dire, terrifiante (même ce terme est léger). Je pense qu’au moment de la chute, mon cœur s’est arrêté. Je n’arrive ni à crier ni à rire comme les autres passagers. Je suis té-ta-ni-sée ! S’ensuivent une série de haut et de bas, des loopings, sans oublier la vitesse !

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Enfin, quelques minutes plus tard, le trajet se termine. Je sors en titubant presque. Les mains moites. Toute tremblante et oh combien sonnée ! Personnellement, je ne m’attendais pas, alors du tout, à autant de sensations. Il me faut un bon moment avant de retrouver mes esprits. J’avais bel et bien sous estimé les montagnes russes !

En vrai, j’ai envisagé de ne plus jamais remonter sur une montagne russe. Mais lorsque je vois des enfants et des personnes plutôt âgés y aller, j’ai quand même un pincement au cœur. « Pourquoi je n’y arriverais pas aussi? », me dis-je.

Donc, il m’arrive, de temps en temps, d’y aller malgré la peur. Et puis, nous ne devons pas toujours fuir ce dont nous avons peur mais apprendre à apprécier les hauts et les bas. Nous avons chacun notre manière de gérer notre stress, certains crient (très fort), d’autres sont en larmes. Moi, ma technique c’est de respirer profondément, et je crie aussi ! Et je pleure dans les pires moments (comme une madeleine).

 

 

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